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Dans un Montréal fictif, les oiseaux meurent; ils s’amoncellent partout, chauffés par le soleil d’un printemps hâtif. Antigone et ses deux frères, Étéocle et Polynice, se joignent à la révolution populaire qui gronde dans la cité. Chacun choisira son camp : Polynice et Antigone prendront celui des manifestants et du peuple, Étéocle, celui de Créon, qui réprime toute forme de protestation au nom de la prétendue paix sociale. Se reconnaissant lors d’une émeute, les deux frères s’entretuent et le corps de Polynice devient une pièce à conviction servant à incriminer les manifestants. Comment Antigone, malgré tous les obstacles, échappe-‐t-‐ elle au courroux du pouvoir? Comment rester entière, debout, intacte? Voici la cruelle et nécessaire histoire de toutes les révolutions du monde.
3 Personnage(s) |
Prose poétique sur la question du jeu, du langage et du silence, partition pour un acteur (ou un chœur ?), autant que traité dit « inoffensif » de l’art de l’acteur, Les Jours gris est écrite à partir d’une liste de questions concernant les enjeux de l’écriture dramatique et de la notion de «personnage » et de «situation ».
La friabilité des corps, l’absence de liens, la mort en devenir sont dits dans un parler déployé que l’auteur lance, sous la forme d’une spirale infinie. Il insinue ses doutes autant dans l’esprit de l’acteur que dans celui du public, ce dernier étant placé au cœur du processus du jeu et de l’écriture, le ludisme des jeux de répétitions renforçant la férocité de son contenu.
Ce Petit traité… aborde aussi la question de l’implacabilité de notre époque et son premier titre, Les jours gris, n’est pas sans faire écho à ce début de 21e siècle.
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