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Prose poétique sur la question du jeu, du langage et du silence, partition pour un acteur (ou un chœur ?), autant que traité dit « inoffensif » de l’art de l’acteur, Les Jours gris est écrite à partir d’une liste de questions concernant les enjeux de l’écriture dramatique et de la notion de «personnage » et de «situation ».
La friabilité des corps, l’absence de liens, la mort en devenir sont dits dans un parler déployé que l’auteur lance, sous la forme d’une spirale infinie. Il insinue ses doutes autant dans l’esprit de l’acteur que dans celui du public, ce dernier étant placé au cœur du processus du jeu et de l’écriture, le ludisme des jeux de répétitions renforçant la férocité de son contenu.
Ce Petit traité… aborde aussi la question de l’implacabilité de notre époque et son premier titre, Les jours gris, n’est pas sans faire écho à ce début de 21e siècle.
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Selfie est une suite de tableaux impressionnistes qui questionnent l’état du regard. Entre histoire de l’art et anticipation, la pièce s’applique à disséquer l’envie étrange de se contempler soi-même, le besoin séculaire de jouir de sa propre image immergée dans le plaisir. Il y est question du musée secret de Naples, des actrices nues, des autoportraits d’Egon Schiele, des clones, des caméscopes, du paradoxe des sirènes, d’opérations, de chair, d’autosatisfaction, mais surtout de nous.
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